Apprendre à penser

Publié le Publié dans Développement personnel

Que l’on souhaite réaliser un désir, que l’on se préoccupe de rester en bonne santé, que l’on veuille se sentir heureux, ou que l’on soit assailli par bien d’autres préoccupations encore, il s’avère que la maîtrise de la pensée est l’un des prérequis indispensables.
Maîtriser nos pensées, la tâche peut sembler considérable, outre le fait de faire la chasse aux pensées négatives, elle consiste également en une formulation correcte des pensées positives. A titre d’exemple je cite cette petite anecdote insignifiante et bon enfant.
En cette fin d’année, sous l’effet d’un anticyclone durable et d’un été indien interminable et doux, la température était clémente et l’air agréable. J’en profitais pour jardiner tranquillement.
Les voisins venaient de s’absenter et leur chien se mit à aboyer, longuement, inlassablement. Et cet agacement lancinant provoqué par ce pauvre canin esseulé devint vite énervant et ne tarda pas à troubler ma quiétude paisible.
Toutefois, sans me départir de mon humeur égale, je pensai que l’occasion était belle de mettre en pratique des connaissances qui jusqu’alors n’étaient que livresques et théoriques.
La formulation de mon désir ne fut pas longue à mettre au point. Bien sûr je devais respecter certaines règles, c’est pourquoi des phrases telles que : « Le chien n’aboie plus » ou « Le chien ne me perturbe pas » ne retinrent pas mon attention. Je préférai retenir celle-ci : « Le chien cesse d’aboyer immédiatement ».
J’émis ma demande à l’Univers en respectant le procédé adéquat et, quelques instants plus tard … le chien cessa d’aboyer !
Mais dix minutes plus tard il reprit de plus belle. Et je reformulai ma demande avec le même résultat. Ce petit jeu se reproduisit quatre ou cinq fois jusqu’à ce que mes voisins reviennent. Je notai que la concomitance systématique de la cessation des aboiements avec la formulation de ma demande enlève toute possibilité d’intervention du simple hasard.
Je sortis de cette expérience avec la satisfaction de constater que cette petite technique fonctionne admirablement. Toutefois j’étais déçu par le fait que le chien ait recommencé à aboyer au bout d’un moment.
Ce n’est que quelques jours plus tard, en repensant anecdotiquement à cet évènement insignifiant que je réalisai que ma demande avait été exaucée systématiquement. Le chien avait cessé d’aboyer chaque fois que je l’avais demandé. Mais je n’avais pas demandé que cet arrêt fût durable. Je n’avais pas demandé que le chien ne recommence pas.
La difficulté est de trouver une formulation adéquate et sans négation pour exprimer ce type de demande.
En se basant sur le principe dont mon petit témoignage se fait l’illustration, il s’avère que, par exemple, il vaut mieux manifester pour la paix que contre la guerre.
Quoi que l’on fasse dans la vie, si l’on se positionne contre quelque chose, on crée un conflit. Et plus on lutte contre quelque chose, et plus on renforce cette chose. Il vaut mieux lutter pour la guérison que contre la maladie. Et même, mes conclusions personnelles m’amènent au-delà. J’en reviens un peu du fait d’œuvrer pour la guérison. Si on me sollicite pour aider quelqu’un qui souffre d’une pathologie, plutôt que de demander la guérison de la personne, je préfère demander et visualiser la personne en parfaite santé. Ce positionnement qui par expérience s’avère être le plus adéquat, souffre malgré tout d’un bémol. Il peut se faire en effet que la destinée d’un natif s’accompagne d’un problème physique que le natif a lui-même provoqué pour parfaire son travail d’évolution en cette vie. Le praticien n’en est pas forcément informé et ne doit surtout pas aller contre cette disposition nécessaire à l’évolution du natif. C’est pourquoi il est conseillé au praticien d’œuvrer pour que le natif bénéficie d’une santé parfaite dans le respect du plan divin.
Et si l’on se trouve engagé dans un conflit, plutôt que de lutter contre l’autre, il est préférable de mettre toute son énergie afin d’identifier une issue qui donne satisfaction à toutes les parties concernées. Dans ce cas également il convient d’œuvrer pour une relation harmonieuse entre les deux personnes dans le respect du plan divin.
En résumé, et au risque de caricaturer ce principe, on peut ériger en règle absolue le fait qu’il convient de se focaliser sur ce que l’on veut et non sur ce que l’on ne veut pas. Il ne faut pas se tromper de cible : il faut demander le résultat et non le moyen d’y parvenir.
En ce qui me concerne, si un chien revient me casser les pieds, au lieu de me positionner contre le bruit, je visualiserai une situation durablement silencieuse.

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