Combien de temps faut-il méditer ?

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Il y a bien longtemps, quand j’ai appris à méditer, on m’avait donné pour règle de méditer vingt minutes matin et soir. Et les choses m’avaient été présentées de telle façon que si je ne me pliais pas à cette règle très rigide, naissait en moi un sentiment de culpabilité. La conséquence ne se fit pas attendre longtemps. Comme la vie moderne ne me permettait pas de respecter cette consigne, je finis par me dire que les quelques méditations que je parvenais à réaliser ne servaient à rien, et j’ai tout abandonné. Ce n’est qu’après quelques temps que je suis reparti sur d’autres bases.

La seule règle à retenir pour que la méditation soit profitable est la constance. Si un jour où on est disponible on médite trois heures et si pendant un mois on ne médite pas, le bénéfice est moins sensible que si on médite dix à quinze minutes trois à quatre fois par semaine. L’idéal étant de méditer tous les jours bien sûr.

Ensuite, pour une méditation donnée, la durée de vingt minutes correspond à un cycle naturel. Mais il est préférable de réaliser cinq minutes de vraie méditation plutôt qu’une demi-heure de rêvasserie sous couvert de soi-disant méditation.

Ce que je nomme « vraie » méditation n’a pas de définition spécifique. Mais s’il vous arrive de fermer les yeux pour méditer et si quand vous les rouvrez dix minutes se sont écoulées alors que vous pensiez qu’il ne s’agissait que de quelques secondes, alors vous pouvez considérer qu’il s’agissait d’une vraie méditation.

Par contre, si pendant votre méditation vous pensez aux coups de fil que vous devez passer et aux mails qui vous attendent, autant ouvrir les yeux et aller vaquer à vos occupations. Parce que le but de la méditation n’est pas de stimuler l’intellect, mais de le contourner afin de se mettre à l’écoute de la conscience-témoin et des différents guides qui sont susceptibles de se manifester.

Pour tout dire, au terme de longues années de pratique, je retiens que la méditation permet différents positionnements tels que se mettre à l’écoute du grand silence intérieur couramment appelé l’état de vacuité, d’interagir avec les guides et d’animer la conscience.

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