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Vous êtes né riche

Le contenu de ce livre de Bob Proctor est nettement plus profond que ce que ce titre accrocheur pourrait laisser supposer. Par ailleurs l’auteur glisse incidemment au détour d’une page que les principes qu’il donne ne sont pas applicables au simple domaine financier mais à tous les désirs que l’on peut émettre, ce qui en fait un ouvrage de référence pour vivre la vie que l’on souhaite.

Dès l’introduction, Bob Proctor prévient le lecteur. Accumuler des principes c’est bien, mais si on ne les met pas en pratique, nous n’obtiendrons aucun résultat.

Un peu plus loin, comme s’il se sentait prisonnier du titre de son livre, il mentionne que si son propos est orienté vers l’argent, les principes qu’il expose sont universels et peuvent être mis en œuvre avec profit pour tous les domaines de la vie.

Dans le premier chapitre il rappelle que l’argent est un moyen et non une finalité. Et il rappelle que l’argent ne peut jouer son rôle que s’il circule. L’argent qui dort dans un bas de laine ne sert à rien. Mais cela ne signifie pas pour autant que l’argent doit être gaspillé. Bien au contraire.

Comme le propos de son livre est d’attirer la richesse il donne dès le départ un premier principe qui me semble être la base de toute réalisation des désirs. Il explique qu’il faut convaincre notre esprit que nous sommes capable de posséder la quantité d’argent qui nous est nécessaire pour mener la vie que nous souhaitons. Je me permets d’exprimer ce principe en disant que la première étape est de nous autoriser à posséder cette somme.

Revers de la médaille, il faut chasser toute peur liée à la possession de cet argent. Parce que la peur est une pensée et que les pensées se réalisent. Par rapport à l’argent les peurs sont multiples : peur d’assumer notre nouveau statut de « riche », peur d’être volé, peur de ne pas savoir gérer …

Un peu plus loin, il explique que la richesse est un état d’esprit qui passe par une éducation de la pensée. Au lieu de ressasser la pensée que l’on travaille dur pour gagner très peu, il est préférable de cultiver des pensées de reconnaissance de notre travail et d’abondance matérielle. Le but est d’influencer notre subconscient avec des pensées de prospérité empreintes de foi et d’espérance. L’idée est d’émettre une pensée au plan spirituel afin qu’elle devienne une idée (plan intellectuel) qui elle-même va devenir un objet au plan matériel. Et non l’inverse : « Par exemple, s’ils voient que leur compte en banque est vide (résultat), ils auront des pensées de manque ou de perte qu’ils emploieront ensuite pour former l’idée de la pauvreté. Or la loi veut que les idées entretenues par l’esprit se manifestent obligatoirement sur le plan matériel. En pensant de la sorte, ces personnes voient se réaliser ce qu’elles affirment ne pas vouloir, à savoir un compte en banque vide ».

Le second chapitre est consacré à la délicate question de savoir ce que l’on veut, ce qui en matière d’argent s’exprime ainsi : « De combien ai-je besoin ? ».

Le subconscient ne pense pas, il reçoit les images et les pensées et il les met en forme. D’où la nécessité d’exprimer le besoin précisément.

Les conseils exprimés dans ce chapitre me font sourire gentiment parce qu’on croirait les lire sous la plume d’un conseiller financier : souscrire un contrat d’assurance vie pertinent, épargner systématiquement un pourcentage des gains, si minime soit-il, mettre sur pied un plan de désendettement …

Après ces conseils de bon aloi, le troisième chapitre entre dans le vif du sujet : comment attirer la richesse ? C’est dans ce chapitre que sont présentés le point fort du livre et la clé du processus à savoir la visualisation.

A la base tout repose sur la pensée. Pour illustrer le pouvoir de la pensée, Bob Proctor fait référence à « cette substance pensante qui pénètre et remplit tous les espaces vides du cosmos » que mentionne Wallace D. Wattles dans son livre « La science de l’enrichissement ». La visualisation permet de donner une forme à cette pensée qui se propage partout jusqu’à devenir réalité.

Mais la visualisation a une autre vertu : « La connaissance du concept de création d’images élimine le phénomène de compétition dans votre vie en vous faisant passer du plan de la compétition au plan de la création ».

La première difficulté à laquelle on se heurte lorsque l’on souhaite mettre en pratique ce processus est de savoir ce que l’on veut. Parce que tout est possible. Napoléon Hill dans son livre intitulé « Réfléchissez et devenez riche » l’exprime clairement : « Tout ce que l’esprit peut concevoir et tout ce en quoi il croit est réalisable ». Mais Bob Proctor insiste bien sur le fait que la visualisation doit s’accompagner de différentes actions. Tout d’abord il est nécessaire d’agir, de se mettre en route pour atteindre le but que l’on souhaite. Et autant le faire immédiatement, sans procrastiner. « Commencez là où vous êtes. Construisez l’image mentale de vos désirs et agissez comme si vous étiez déjà parvenu à votre objectif ».

Par ailleurs, il est préférable de se choisir des buts élevés. Il ajoute que, pour être efficace, la visualisation doit être accompagnée d’une bonne dose de persévérance, ce qu’il exprime en disant qu’il nous appartient de la « maintenir vivante ». Et il ajoute : « Depuis plusieurs années, j’ai pris conscience de la puissance qui nous pénètre et qui nous permet d’accomplir de belles œuvres lorsque nous faisons l’effort d’entretenir l’image mentale appropriée ».

Le chapitre 4 intitulé « Lâchez prise et laissez faire Dieu » aborde une idée que j’exprime de façon triviale en avançant qu’il est nécessaire de croire en ce que l’on fait, ce que Bob Proctor confirme : « Pour moi il est indubitable que la foi a toujours été le plus grand faiseur de miracles de l’histoire ». Puis il insiste sur le fait que le processus de création des images que nous émettons repose sur le fait que nous sommes en affinité avec Dieu, ce que je me permets d’exprimer de façon prosaïque en disant que nous sommes une manifestation de la création et que, à ce titre, nous pouvons agir sur elle. « Comme l’esprit ou la pensée glisse en vous, c’est à vous de choisir l’image que vous voulez former de ce flux ».

Un peu plus loin il ajoute : « Tant que vous continuerez à visualiser ce que vous désirez, Vous serez toujours récompensé. Ayez juste la foi dans le principe que tout ce qui est amené à se produire se produira en temps voulu. N’oubliez jamais que l’image que vous tenez fermement dans votre cœur ou votre subconscient s’ancre dans l’Esprit, et l’Esprit a la capacité de convertir vos rêves en réalité ».

Le chapitre se termine sur une précision importante que Bob Proctor mentionne juste d’une phrase : « Vous ne devez en aucun cas forcer la manifestation de votre image parce que la force « annule » ».

Dans le chapitre 5, il explique que notre subconscient matérialise les pensées que nous lui adressons. Il l’exprime de telle façon que ce phénomène semble être une loi systématique du fonctionnement de l’Univers. Il en déduit que nous sommes co-créateurs de notre vie. Et il ajoute que notre demande se matérialisera « une fois que nous aurons admis que nous sommes des êtres immatériels incarnés dans des corps matériels. Une fois que nous réaliserons que notre corps n’est autre que la manifestation physique de notre être immatériel, nous comprendrons que le corps est le serviteur obéissant de l’esprit, qu’il change et qu’il suit le mouvement vibratoire de notre esprit ».

Ensuite il suffit d’attendre, d’attendre en toute confiance, afin que notre désir ait le temps de se matérialiser. « Votre désir est le moteur qui vous propulsera en direction de votre rêve et l’attente est la force d’attraction qui orientera votre rêve dans votre direction ».

Un peu plus loin, il exprime cette idée différemment : « Mais rappelez-vous que vous ne recevrez que ce à quoi vous vous « attendez », pas uniquement ce que vous souhaitez ».

Il profite de ce chapitre pour rappeler encore et encore les principes de base : « Vous devenez ce que vous pensez ». Le subconscient ne fait pas la différence entre les pensées positives et les pensées négatives. Il matérialise les unes et les autres indifféremment. D’où la nécessité de surveiller nos pensées et de ne pas douter parce que le doute est une pensée négative. Il conforte ce processus en rappelant une phrase de James Allen : « Ce que vous pensez en secret se produira, l’environnement n’est rien d’autre que votre miroir ».

Le chapitre 6 aborde l’incontournable sujet de la loi de l’attraction que Bob Proctor lie à la loi de la vibration, cette loi qui veut que, dans l’Univers, tout vibre. D’où l’idée d’utiliser notre libre-arbitre et nos facultés mentales pour orienter les vibrations que nous émettons dans la direction vers laquelle nous souhaitons nous orienter. « Par conséquent, dès que vous choisissez certaines pensées, les cellules de votre cerveau en sont affectées ». Et donc, « lorsque vous avez l’image de votre objectif en tête, vous vibrez en harmonie (en résonnance) avec chaque particule d’énergie indispensable à la manifestation de votre image sur le plan physique ».

De façon presque anecdotique, Bob Proctor souligne la nécessité d’être constant. Si nous envoyons à l’esprit des images fluctuantes, nous allons créer une situation chaotique.

Au passage, et sans le nommer explicitement, il mentionne le processus de soin : « Lorsque vous avez établi une connexion avec une autre personne, celle-ci perçoit et prend conscience de la pensé vibratoire que vous émettez ».

Le chapitre 7 est consacré à la prise de risques, ce qui va de soi puisque, si l’on souhaite réaliser un désir il ne faut pas rester avec les deux pieds dans le même sabot. Si je veux que mon livre soit édité par exemple, je dois commencer par l’écrire.

De plus Bob Proctor mentionne le nécessaire changement d’attitude que ce processus entraîne : « Dorénavant vous vous réveillerez le matin en ne pensant qu’au moyen de réaliser les choses que vous vous êtes fixées plutôt qu’à toutes les bonnes excuses que vous avez de ne pas les faire ».

Le chapitre 8 est un plaidoyer pour la persévérance, c’est à dire pour mener à bien les actions qui vont nous permettre de faire la différence. « Une fois que nous acquerrons les compétences de base dans un domaine particulier, nous choisissons généralement d’arrêter d’étudier et cessons naturellement de progresser. (…) Seule une petite minorité de personnes (…) continuera d’approfondir son expertise (…) et pourra exiger et recevoir la part du lion dans son domaine ».

Dans le chapitre 9 intitulé « Ne pensez pas à l’envers », Bob Proctor développe l’idée que le passé est ce qu’il est et ne peut être changé. Par contre l’avenir est une page blanche que nous pouvons écrire à notre guise : « Réévaluez votre position actuelle et réexaminez votre objectif futur. Regardez droit devant et remplissez votre conscience de grandes et belles images de ce que vous pourriez finalement faire et de ce que vous pourriez être ».

(…) « Vous devez porter votre regard vers le futur lumineux qui se tient devant vous et vous devez vous imaginer déjà en train de faire ce que vous rêvez de faire un jour ».

Si vous voulez une nouvelle voiture, commencez par faire de la place dans votre garage. Si vous voulez quelqu’un dans votre vie, commencez par faire de la place dans votre lit. C’est ce que Bob Proctor, dans le chapitre 10, appelle la loi du vide. « Votre problème, que vous le réalisiez ou non, C’est que vous n’avez pas créé la place nécessaire pour l’image que vous essayez de former ».

La synthèse est donnée par Bob Proctor lui-même, à la fin du chapitre 5 : « La réalisation de vos désirs dans tous les domaines de votre vie comporte trois étapes. La première consiste à former une image mentale, la deuxième à laisser votre vie entre les mains de l’Esprit (…) et la troisième à vous attendre de tout cœur et de toute votre âme que l’Esprit vous récompense ouvertement pour votre foi ».

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